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juin 04

Le vert est dans le vent !

Encouragés par les aides publiques, de plus en plus de Français se lancent dans l’éco-construction. Ces maisons « vertes » représentent un investissement de base un peu plus conséquent, mais sont très intéressantes sur le long terme. Voici comment optimiser au maximum votre projet durable.

Lorsque l’on sait que le bâtiment représente, à lui seul, 40% des émissions de CO2, on comprend aisément que les pouvoirs publics encouragent l’éco-construction. De plus en plus de constructeurs proposent des maisons labellisées BBC (Bâtiment Basse Consommation), mais vous pouvez aussi faire appel à un architecte et réaliser une maison sur-mesure. En règle générale, il faut cependant appliquer un surcoût de l’ordre de 10 à 15% par rapport à une construction « classique ». Avant de vous lancer dans les plans, voici quelques principes de base qui vous aideront.

Phase 1 : le choix du terrain

Il est important de vérifier que votre terrain n’est pas exposé à une forme de pollution : pollution sonore (autoroute ou rails à proximité, activité bruyante), chimique (usines, anciens sites pollués, décharge comblée), ou électrique et électromagnétique (ligne à haute tension, transformateur EDF, etc.) Attention également aux risques naturels, comme les avalanches ou les inondations et à la présence parfois insoupçonnée de radon, un gaz radioactif présent dans certaines régions au sous-sol granitique ou volcanique. Assurez-vous que le terrain est bien desservi par l’eau courante, l’électricité et le gaz naturel. Autre point qui a son importance : la proximité des écoles ou des transports en commun, qui vous permettra de limiter l’usage de votre voiture au profit de la marche ou du vélo.

Phase 2 : la conception de la maison

La conception ouvre la porte à de multiples possibilités pour limiter au maximum l’impact de votre vie quotidienne sur l’environnement. Au niveau de l’énergie tout d’abord, orientez les fenêtres de votre maison de manière à privilégier les apports gratuits du soleil en chaleur. Une bonne isolation, réalisée avec des matériaux naturels, permettra en outre d’éviter les déperditions de chaleur. C’est également le moment de choisir un mode de chauffage par énergie renouvelable (éolien, géothermie…) ou d’opter pour une chaudière respectueuse de l’environnement (bois, gaz à condensation, etc.) Sachez que le crédit d’impôt sur ce type d’équipement passe de 40 à 25 % en 2010.
Prévoyez par ailleurs un système de récupération de l’eau de pluie, pour économiser l’eau potable. Vous pouvez même envisager un double réseau d’alimentation : eau potable pour cuisine et salle de bain et eau pluviale pour les toilettes, le lave linge et l’extérieur.
Vous pouvez faciliter le tri et le stockage des déchets, pour contribuer à leur recyclage (compost, emplacements pour différents bacs à ordures). Pensez également à utiliser des matériaux de construction et de décoration (peintures) qui peuvent être recyclés ou qui proviennent de matériaux recyclés et qui respectent votre santé.

Le coup de pouce du TEPA

La loi TEPA, autrement appelée « paquet fiscal » a étendu son crédit d’impôt au titre des intérêts d’emprunt aux constructions écologiques. Ainsi, dans le cas d’un BBC, la loi est encore plus avantageuse, puisque le crédit d’impôts se fait sur 7 ans (contre 5) et à 40% sur toutes les années (contre 40% la première année puis 20% les suivantes). De plus, le plafond global de ce crédit pour un bien neuf est de 21.000 euros (contre 9.000). Si l’investissement a un but locatif, la loi Scellier offre aussi de belles réductions d’impôts dans les deux prochaines années (lire notre article).
Avec toutes ces mesures incitatives, ajoutées aux économies d’énergies et la future plus-value que l’on peut envisager lors de la revente, construire vert est plus que jamais dans le vent !
De nouvelles normes de performance énergétique
Suite au Grenelle de l’Environnement, de nouvelles normes exigeantes de construction nommées Réglementations Thermiques (RT) sont en cours d’adoption pour 2010 et 2012. La norme RT 2012 prévoit ainsi que les nouveaux bâtiments devront consommer au maximum 50 kWh/m²/an (contre 80 à 130 kWh/m²/an aujourd’hui avec la norme RT 2005.)

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